Pétition Soignants L. Michel, Place de Jaude

Clermont-Ferrand : une pétition des soignants de l’hôpital Louise Michel contre le manque de moyens

Samedi 9 avril, après-midi, une vingtaine de soignants de l’hôpital Louise Michel de Cébazat se sont réunis place de Jaude pour alerter sur la situation de leur établissement.
Les soignants vont à la rencontre des passants place de Jaude.

Sur les 200 soignants de cet hôpital, une vingtaine se sont retrouvés pour distribuer des tracts et demander aux promeneurs du samedi de signer leur pétition. Lysiane, elle, prend le stylo sans hésitation : « On aura tous besoin d’aller à l’hôpital un jour ou l’autre ! »

Au cœur des revendications : le manque de personnel flagrant dans cet établissement du CHU de Clermont, spécialisé dans les soins aux personnes âgées. En effet, selon les syndicats de l’hôpital Louise Michel, il manquait début mars 18 infirmières, 20 aides-soignants et 9 agents de services hospitaliers (ASH).

Une situation due aux manques de moyens déployés par l’hôpital, pour Sandrine, une des soignantes : « Quand des aides-soignantes se mettent en arrêt maladie, elles ne sont pas remplacées, déplore-t-elle. On se retrouve parfois en service dégradé. »

A tel point que cela peut conduire à un mauvais traitement des patients, comme le concède Manon, une aide-soignante qui travaille à l’hôpital Louise Michel depuis trois ans. Pour le service en matinée, elles sont deux pour 28 patients.

On a des patients qui sonnent, veulent aller aux toilettes ou demandent des petits soins. Parfois, on n’a pas le temps. Il y a trop de patients et pas assez de personnels. – Manon, aide-soignante

Pour le représentant CGT du CHU de Clermont, Christophe Cibert, cette situation est comparable au scandale des Ehpad Orpéa qui a éclaté en début d’année. « Il ne faut pas croire que les établissements publics sont exempts de tout défaut. On souhaiterait que la population n’attende pas qu’un livre sorte pour réagir. »

Les soignants espèrent mobiliser un maximum de signatures avant de rencontrer, mardi 12 avril, le Directeur général de leur établissement. Ils sont déjà en grève symbolique depuis le 23 mars.

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