Compte rendu Fédéral CGT sur les négociations au « SEGUR de la santé »

Les négociateurs CGT santé sont ressortis, le 09 juillet 2020, des négociations avec le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran. Cette négociation s’est menée dans le cadre du pilier carrières et rémunérations du « Ségur de la Santé ».

Un protocole d’accord a été arrêté et rédigé dont les principales mesures pour l’ensemble des établissements hospitaliers et les Ehpad sont :

  • 183 € net/mois pour TOUS les agents des hôpitaux et Ehpad publics quel que soit le grade, tant pour les contractuels que les fonctionnaires : se ferait en deux étapes:
    • 24 points d’indice, soit 90 € net, attribués à compter du 1er janvier 2021, avec un effet rétroactif au 1er septembre 2020, soit 450€
  • 25 points d’indice, soit 93 € net, attribués à compter du 1er mars 2021

 

La CGT santé a négocié et obtenu la même somme pour TOUS les personnels alors que le gouvernement voulait différencier les soignants des personnels techniques, administratifs et ouvriers.

 

Tract CGT du CHU: 090720 dernières infos Ségur FD

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2 réactions

  1. bonjour le compte n y est pas nous restons en dessous de la moyenne europeenne de plus l augmentation est en dessous de ce qu avais promis Macron quand auix embauche on y croira quand on y verra

    1. bonjour,
      oui le compte n’y est pas, la CGT au chu a effectué un sondage auprès de ces syndiqués et le résultat est sans appel: NON il ne faut pas signer ce protocole. nous allons remonté notre position à notre Fédération Santé.
      certains explique leur signature juste sur le volet rémunération, car si pas de majorité nous aurions obtenu moins que les 183€, mais quand ils ont signé le protocole ils signent tout les volets, et ils vont nous faire croire le contraire.
      les 183€ cela ne rejoindrait toujours pas les moyennes de l’OCDE et maintiendrait encore et toujours des métiers à prédominance féminine dans l’inégalité par rapport à des métiers dit « d’homme ». Même avec 300€ les salaires ne seraient pas remis au niveau des diplômes, des sujétions, pénibilités et des responsabilités.
      Le financement de ces mesures n’étant pas annoncé, l’ONDAM n’étant pas libéré, faudra-t-il donc mettre des collègues au chômage et continuer à fermer des lits ? La première mi-temps COVID a mis le système de santé à genoux par manque de matériel, de lits, d’effectifs et de locaux suffisants.
      Ensuite le point d’indice n’est toujours pas dégelé. Cela signifie que le même schéma va se poursuivre avec un salaire qui n’évolue pas en fonction du coût de la vie et un pouvoir d’achat qui continue à baisser chaque année.
      Une grande partie de ce protocole est un chèque en blanc. Tout démarrera plus tard, après ceci ou cela.
      Pourquoi la promesse de revalorisations tant annoncées pour le 1er juillet sur les chaines d’infos en continu n’est pas tenue (rétroactif possible) ?
      L’objectif ici est bien une forme de chantage à l’accord, accepter cela permet au gouvernement de passer nombre de mesures dont il rêvait auparavant.
      A savoir : la dérégulation du temps de travail, flexibiliser le salarié sur commande et sur l’année (les agent.es à temps partiel apprécieront) et pouvoir au besoin le faire travailler toujours plus ; course à l’heure supplémentaire alors qu’il y a 10 millions de chômeur à l’extérieur.
      Réduction du temps de repos journalier de sécurité de 12h à 11h.
      Possibilité pour l’établissement de négocier des accord locaux remettant en question les règles du planning, des 35h …
      Les accords locaux n’ont jamais profité durablement aux agents, le privé les vivent depuis la loi travail de 2016, demandez-leur !
      Face au chantage à l’emploi, à la mutation, à la titularisation ou à la prime de résultat, qui tiendra sans un garde-fou qu’est la loi et les règles nationale identique pour tous.

      Bon courage

      E. RODIER Délégué CGT au CHU

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