Le gouvernement annonce le gel du point d’indice des fonctionnaires pour 2019

Le gouvernement a annoncé le maintien du gel du point d’indice pour 2019. Cette nouvelle mesure de l’exécutif va affecter le pouvoir d’achat de plus de cinq millions de travailleurs du service public.

Le point d’indice est un terme un peu barbare, mais c’est sur cette base qu’est calculée la rémunération de plus de cinq millions de fonctionnaires. Du cadre de catégorie A à l’employé de catégorie C, le salaire de chacun dépend de ce point d’indice multiplié par l’indice propre à chaque fonctionnaire qui dépend de sa position dans la hiérarchie, de son ancienneté…

Depuis dix ans, ce point d’indice n’a été revalorisé que de 0,6 %. Alors qu’entre 1997 et 2010, les revalorisations étaient annuelles, voire pluriannuelles, depuis 2010, les gouvernements Sarkozy, Hollande puis désormais Macron ont pris l’habitude de geler son évolution (à l’exception des deux dernières années de mandat de François Hollande qui, dans l’idée folle de se représenter, avait accepté deux revalorisations mineures).

Ce gel du point d’indice affecte tous les fonctionnaires, du haut fonctionnaire dans un ministère à l’aide-soignant d’un hôpital bondé, mais c’est évidemment sur les petits salaires qu’il a les conséquences les plus dramatiques, les comptes en banque à découvert et les fins de mois difficiles.

Ce gel du point d’indice s’inscrit dans le contexte plus global de gestion de la fonction publique, de donner moins d’argent pour que les agents fassent le même service. C’est dans ce sens que les administrations, les écoles, les hôpitaux ont de plus en plus recours aux contrats précaires, que tous les fonctionnaires en arrêt maladie ont un jour non payé depuis quelques mois.

Ce gel du point d’indice constitue une nouvelle attaque pour tous les travailleurs du secteur public. Ce sont pourtant toutes et tous les aides-soignants, les infirmiers, les enseignants de la maternelle à l’université qui font vivre ces services publics. Ce sont d’elles et eux dont dépend son avenir. Ce sera par la grève qu’ils se feront entendre de ce gouvernement qui se comporte envers ses salariés, à bien des égards, exactement comme beaucoup de patrons du privé.

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